Etat d’urgence…

Remercions les élus du peuple, députés et sénateurs, qui ont voté pour l’état d’urgence ou qui ont eu l’indécence de s’abstenir. On en voit les applications concrètes.

Au nom du « on ne serait pas compris », ils laissent toute latitude à Valls/Hollande pour réprimer des manifestants parfaitement pacifiques. C’est ça, l’état d’urgence.

Autre illustration, ce témoignage d’une enseignante de Saint-Denis, une dangereuse terroriste, embarquée par la police dimanche 29 novembre place de la République, et relâchée à 1h du matin à Bobigny. Avec de telles méthodes, la démocratie est drôlement protégée!

« Bonjour,
J’ai été relâchée vers 1 heure du matin du commissariat de Bobigny en rapport avec mes problèmes de santé.
Il y a eu 112 garde à vue seulement sur ce commissariat. Les policiers ne savaient pas où nous mettre.
C’est une véritable rafle, je ne vois pas comment qualifier ce qui s’est passé.
Notre objectif était de protester et dénoncer l’état d’urgence, les interdictions de manifester et les restrictions des libertés démocratiques élémentaires … le tout très « pacifiquement »
Nous avons manifesté autour de la place, de toute façon toutes les issues étaient bloquées par des cordons de policiers.
Nous avons été bloqué place de la République à partir de 15 H 30 nous étions plusieurs centaines coincés contre le mur, entourés de plusieurs rangées de CRS et de gardes mobiles. Jusqu’à 18 H, donc pendant plus de deux heures. Je tiens à préciser qu’il n’y avait nullement la volonté de s’en prendre aux forces de l’ordre, pas de bagarre, pas d’empoignades, etc.
Nous avons été retenus ainsi et les policiers ne laissaient partir personne. Pour aller aux toilettes, ils nous ont dit qu’il fallait qu’on s’arrange entre nous ! on a donc été obligé de faire un cercle pour permettre que ceux qui en pouvait plus puissent se soulager !
Pour le NPA qui était en cortège, nous avions essayé de négocier -en vain- de pouvoir dissoudre sereinement le petit cortège et qu’ils laissent partir les gens; Cela n’a pas été possible. Il y avait une volonté manifeste de retenir le plus de monde.
Sur la place quelques autonomes effectivement masqués et cagoulés ont balancé quelques chaussures et bougies en direction des CRS. Mais il n’était pas possible de ne pas faire la distinction entre ceux qui n’avaient pas d’autre objectif que d’agacer la police et ceux qui manifestaient calmement contre les interdictions de manifester, y compris sur les questions d’urgence climatiques. Avec nous il y avait des personnes de plusieurs organisations politique et u syndicales de gauche (NPA, AL, Ensemble, CGT, Solidaire, FSU, SNPES PJJ FSU, etc; et même des gens pas du tout organisés.
Plusieurs copains et copines sont retenus en garde à vue ce matin, c’est inadmissible.
Après avoir été parqués pendant des heures dans le froid, debout, dans une cour du commissariat de Bobigny jusqu’à plus d’une heure du matin pour certains, ils ont été dispatché dans tous les commissariats de la région parisienne.
Ce matin on n’a pas de nouvelles d’eux, même les avocats, c’est l’opacité la plus totale.
Parmi eux certains ont des problèmes de santé, de traitements à prendre. Il est inadmissible que toutes ces personnes soient traités ainsi dans un état soi-disant démocratique !
Voilà. »

Sonia

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