VRAIS ET FAUX AMIS DE LA GRÈCE

Un communiqué de la Polex

14 février 2015

La droite « européenne » ne s’y est pas trompée : les élections grecques ont asséné une grande gifle sur le museau de la dictature « libérale-austéritaire » qu’est l’Union européenne.

Les bons résultats du Parti Communiste Grec KKE (5,28 % des suffrages), en progrès, et les 36 % du parti de gauche Syriza, de même que les manifestations massives en Espagne et dans d’autres pays, sont les prémices d’une insurrection populaire pacifique, contre les effets ravageurs du capitalisme transnational, incarné aujourd’hui par l’Union européenne, ses commissaires, sa « Troïka », ses banquiers, et ses politiciens de « gauche » et de droite.

Cet affrontement qui démarre en Grèce met le Gouvernement Tsipras devant une alternative simple :

– soit céder aux exigences des autorités européennes et de la banque de Francfort et trahir les espoirs de ceux qui l’ont élu.

– soit refuser leur diktat, rompre avec la logique européenne, rejeter l’étranglement par la dette et l’euro, et les traités de soumission de l’UE.

Mais il ne pourra réussir à le faire qu’appuyé par la mobilisation sans précédent de la population, salariés et chômeurs, de la Grèce, et des autres pays d’Europe. Nous devons être prêts à cet affrontement, qui peut être décisif pour nos peuples, et à affirmer dans la rue, comme à Athènes, Lisbonne, ou Madrid, notre SOLIDARITÉ avec ceux qui ouvrent la voie.

Après sa victoire électorale, malgré les menaces relayées par la plupart des médias français (« mettre en cause l’UE, c’est plonger dans l’abîme »), le peuple grec n’a pas manqué d’amis, surprenants et hypocrites. Du Président Hollande découvrant qu’il était contre l’austérité (!), à Marine Le Pen présentée par Le Monde comme seule à dénoncer l’UE (!).

Ces faux amis se dévoilent dès que l’affrontement commence : Hollande a reçu Tsipras, mais lui a conseillé « la modération », puis est allé assurer sa commère Merkel de l’alignement de Paris sur « les engagements européens ». Marine Le Pen s’est empressée de déclarer, sans que la presse française en fasse état : « la Grèce doit rembourser sa dette » !

Tous ces faux amis pèsent pour amener le gouvernement grec à oublier ses engagements électoraux, et à se coucher devant les exigences de la BCE.

Un autre chemin est possible, de rupture avec les traités européens, pour l’indépendance nationale, avec le soutien des citoyens et travailleurs de Grèce et des autres pays d’Europe. Ce chemin est la seule issue. Car en dernière analyse ce ne sont pas les politicie

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