UNION EUROPEENNE

Samedi 1er juin 2013
à 14h, à Aubervilliers

à l’initiative du réseau

Faire vivre et renforcer le PCF

Jacques NIKONOFF

fera une conférence sur

l’Union européenne
et présentera son livre « Sortons de l’euro »

La réunion se tiendra
sous la présidence de Jean Jacques KARMAN

conseiller général d’Aubervilliers, et membre du CN du PCF

 avec la participation de

Pasquale NOIZET, membre du CN du PCF

Gilles QUESTIAUX, animateur de Réveil Communiste

Caroline ANDREANI, Gauche communiste, membre du CN du PCF

Laurent SANTOIRE, animateur du réseau à La Courneuve

Réfectoire de l’école Jean-Macé Condorcet
44, rue Henri Barbusse

métro Aubervilliers-Pantin-Quatre-Chemins

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DISTINGUER LES VRAIS DES FAUX AMIS DE L’ « ESPRIT DE 45 »

27 mai 2013 : 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance (CNR)

Par les Clubs Penser la France, le M’PEP et le Pôle de Renaissance Communiste en France.

Le 27 mai 2013.

Il y a 70 ans jour pour jour, la Résistance se regroupait au sein du Conseil National de la Résistance (CNR) présidé par Jean Moulin et tenait sa première réunion rue du Four à Paris.

Un an plus tard émergeait le programme du CNR. Il unissait les communistes, les gaullistes et des républicains de toutes sensibilités, de droite et de gauche, des royalistes, des syndicalistes, pour reconquérir l’indépendance nationale, rétablir la République et reconstruire la France dans une perspective d’émancipation nationale, de progrès social, d’éradication du fascisme et du racisme, de nationalisation démocratique des banques et des grandes industries, de coopération pacifique entre les nations libérées du nazisme.

C’est la mise en œuvre de ce programme qui a abouti notamment à la création de la Sécurité sociale, à l’instauration de la retraite par répartition que nous envient tant de malheureuses victimes des crises financières, et aux nationalisations qui ont permis de préserver le potentiel de notre pays et son redémarrage économique.

C’est ce programme qui subit depuis quarante ans de toutes parts une attaque subreptice et sans relâche, abusant les esprits et bafouant les espoirs.

Aujourd’hui, notre pays, ayant renoncé à son indépendance nationale pour les promesses illusoires d’un meilleur monde européen, s’enfonce dans une grave crise économique, politique et morale. Le président Hollande, dans la continuité de l’action de son prédécesseur, n’offre pour toute perspective que le chômage, la précarité et l’euro-austérité à perpétuité, le rabotage sans fin des acquis sociaux, l’extinction rapide du « produire en France », la marginalisation du français au profit du tout-anglais dans nos universités et la mise en place d’un « gouvernement européen » piloté par Berlin sur le déni du vote au référendum de 2005. Dans ce contexte, le programme du CNR est plus actuel et plus révolutionnaire que jamais dans sa détermination de lutte et de renaissance.

C’est pourquoi le M’PEP, les Clubs « Penser la France » et le PRCF, convaincus de l’urgence de faire vivre au présent les valeurs et le programme du CNR, déclarent solennellement que :

Les deux piliers du fédéralisme européen, le PS et l’UMP, qui, ensemble ou en alternance, démontent méthodiquement le programme du CNR et les conquêtes de la Libération en faisant allégeance à une Union européenne supranationale et néolibérale, en cédant à toutes les exigences du MEDEF et des PDG du CAC 40, n’ont aucune légitimité à célébrer le CNR. Ils asservissent notre pays aux guerres de l’OTAN et préparent l’euro-régionalisation de la République une et indivisible héritée de la Révolution. Plus que jamais, comme l’affirme Léon Landini, figure de proue des anciens Francs-Tireurs et Partisans Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) et personnage central du film récent de Gilles Perret Les Jours heureux, le programme du CNR est antinomique de la monnaie unique européenne et de l’Union européenne, ces machines de guerre du capital financier contre les acquis sociaux, la souveraineté des nations et l’amitié entre les peuples !

Ne sauraient non plus se réclamer du CNR Marine Le Pen, le Front national et tous ceux qui les courtisent en usurpant odieusement « l’esprit de 1945 ». Ce n’est pas avec, mais contre l’extrême droite – massivement compromise avec Pétain et Hitler – que s’est construite toute l’action du CNR. Non seulement le CNR n’a rien à voir avec un parti dont le président d’honneur tient les chambres à gaz pour un « point de détail de la Seconde Guerre mondiale » (sic), mais les attaques incessantes des Le Pen contre les travailleurs immigrés et contre le mouvement syndical sont aux antipodes de l’esprit du CNR, dont le programme revendiquait le « rôle central du monde du travail » dans la reconstruction d’une France libre et fraternelle.

En conséquence, le peuple français ne doit pas tomber dans le piège d’une illusoire « union nationale » entre les naufrageurs de la France qui, du PS à l’UMP en passant par le « Centre » et par « Europe-Écologie », se conduisent en proconsuls de Bruxelles et de Francfort. Notre peuple ne doit pas non plus s’abandonner au déferlement réactionnaire que préparent ensemble des éléments de l’UMP et le rassemblement « bleu marine ». Au contraire, l’heure est à la contre-offensive du monde du travail face aux attaques en cours ou en préparation. Elle est aussi à l’émergence d’une alternative franchement républicaine portée par un Front populaire, patriotique et progressiste visant à :

·    actualiser le programme du CNR sur la base de ses grandes orientations humanistes ;

·    sortir la France de l’étau fatal de l’euro, de l’OTAN et de l’UE sans crainte d’affronter une oligarchie financière qui préfère la mondialisation de ses profits au développement de notre pays.

Dans cet esprit nos organisations publieront le 18 juin un appel à tous ceux qui veulent faire vivre au présent les avancées démocratiques des Lumières, de la Révolution française, des luttes du mouvement ouvrier et populaire, des combats laïques et républicains, du Front populaire et du Conseil national de la Résistance.

CONSULTER TOUS LES COMMUNISTES

Intervention de Paul BARBAZANGE au Conseil national du Pcf, 26 mai 2013

Le débat sur les élections européennes dimanche au CN a rassemblé beaucoup moins de militants (moins de 100) que celui sur les municipales samedi (près de 200 présents avec les invités). La fête des mères y est peut être pour quelque chose. L’essentiel pourtant n’est-il pas aussi dans cet affrontement politique au plan de l’Europe géographique ? Que deviendraient nos 36.000 communes dans une UE intégrée ? Quelles dispositions prendre pour que ces deux campagnes se mènent de front ?

CN des 25 et 26 mai 2013

Intervention de Paul Barbazange

Le contenu du rapport introductif mettant en avant dans toute l’Europe la vague de ce que la bourgeoisie nomme « Euroscepticisme », la forte avancée des jugements hostiles à l’UE dans l’ensemble de la population française, gain de plus de 10 points depuis le référendum de 2005, me conduisent à rappeler d’autres éléments de la position du PCF. En 2009 avec les sections de l’ouest héraultais, nous avions mené la campagne des européennes sur le mot d’ordre « Faisons péter l’Europe capitaliste ». Je me souviens l’avoir dit dans cette assemblée et avoir essuyé quelques interrogations moqueuses. Ce choix, pris à une large majorité, après un vrai débat avec les communistes nous a permis à l’époque, il y a quatre ans de caractériser l’Union Européenne -l’Europe c’est une dénomination géographique-, comme une structure bloquée, bloquante, dangereuse. Nous avions ainsi d’ailleurs pris sur le fond politique, nos distances avec le candidat Front de gauche d’alors dans la grande circonscription, Jean-Luc Mélenchon. Depuis nous n’en avons plus jamais entendu parler en tant qu’élu européen.

En adoptant un tel positionnement, nous n’innovions pas. Nous prenions en compte le niveau du vote populaire dans nos villes et villages, parfois 75% de Non au référendum de 2005. Un vote majoritaire des électeurs socialisants sur ce mot d’ordre. Mais c’est bien au-delà de cet épisode électoral que se construit notre opposition radicale à l’intégration capitaliste organisée dans l’U.E.

Nous avons en 2009 développé dans les conditions du moment et du lieu nos analyses communistes historiques de ce qu’est l’intégration politique européenne depuis les cartels, la CECA, le plan Monnet et l’apport gaulliste. Rien dans les développements actuels n’infirme cette analyse. Dans le cadre du Languedoc-Roussillon, en 1979 pour les premières élections européennes, nous avions avec les 5 fédérations mené campagne sur l’idée que le capitalisme voulait faire de notre région le « Bronze-cul de l’Europe », sur notre énergique résistance nous avions rassemblé 30.000 manifestants à Montpellier. « Vivre, travailler, décider au pays » était alors un mot d’ordre de masse donnant au PCF, organisation de la classe ouvrière, un rôle exceptionnel. Plus de 30 ans après, alors que le chômage dans le département est passé de 7.000 à plus de 100.000 citoyens, notre opposition à l’UE ne peut être que plus radicale. Il ne s’agit pas d’Eurosepticisme, il s’agit de la nature du combat de classe à mener dans le cadre national et en Europe.

Le rapporteur a laissé poindre quelques modifications possibles de notre Eurocompatibilité. J’estime que nous sommes très loin des comptes. Nous devons développer cette orientation totalement hostile aux résultats et aux objectifs actuels de l’intégration européenne dans le cadre capitaliste aux élections européennes de 2014.

En disant cela, je n’oublie pas nos décisions de congrès majoritaires et leur contenu. Je pose simplement la question de leur actualité. Nous avons près d’un an pour mener ce débat. Menons-le dans la vie, avec tout le PCF et de si nombreux démocrates. Hollande a ratifié les décisions de Sarko et de Merkel. Cela pèsera sur les élections municipales, celles-ci se joueront aussi sur les questions nationales et européennes. Le contenu des européennes ne pourra pour les communistes se régler en 6 semaines entre le deuxième tour des municipales et le scrutin européen.

C’est dès maintenant et pendant toute la campagne de ces deux élections qu’il faut construire avec tous les communistes une politique de rassemblement anticapitaliste. Tous les communistes doivent être consultés individuellement.

LEMON HOTEL TOURCOING : Pressés comme des citrons !

Un communiqué de l’UL CGT de Tourcoing

Il y a un peu plus d’un an, une salariée du Lemon Hôtel de Tourcoing, s’est syndiquée à la CGT suite à une procédure de licenciement à son encontre. Quelques mois plus tard, la direction, soucieuse de ne pas être condamnée aux Prud’hommes, transigeait en conciliation et remettait un chèque à la salariée.

Ce que nous avait dit cette nouvelle syndiquée sur les conditions de travail dans l’hôtel était absolument ahurissant. Et, il y a quelques mois, grâce à l’intervention d’un conseiller du salarié CGT, un autre employé du même hôtel évitait le licenciement. Nous y reviendrons.

A ce jour, c’est tout le personnel de l’établissement – et le « directeur » en tête (il ne l’est pas – directeur – au regard de l’intitulé de sa fiche de paie), c’est tout le personnel qui est syndiqué à la CGT.

Pourquoi ?

Depuis 2007 et Sarkozy, l’accueil d’urgence est confié, à des fins « d’économies » publiques, au secteur associatif. En l’occurrence, c’est l’AFEJI qui est chargé de régler les problèmes de l’accueil d’urgence. Et de plus en plus, les hôtels sont sollicités. C’est le cas du Lemon Hôtel de Tourcoing, qui, au moment du rachat au groupe Accord par un empire de l’immobilier, faisait du « 100 % social ».

A ce jour, de nombreuses familles sont logées dans cet hôtel, pour la plupart des demandeurs d’asile. Les conditions de logement sont saisissantes. Nous y reviendrons.

Par cette « activité » en tout cas, des marchands de sommeil s’enrichissent, et profitent à plein de la misère du monde, laquelle est ainsi habilement masquée par les pouvoirs publics.

La situation des habitants de cet hôtel est aujourd’hui dramatique, et représente un danger qui ne peut plus être ignoré des responsables politiques. C’est une situation humaine terrible, où une population ayant fui les violences et les menaces du pays d’origine, est plongée dans une situation de non-droit savamment entretenue. Certaines familles sont dans une chambre de 9 m2 depuis des années ! Une famille yougoslave a passé 7 ans dans une de ces cellules, interdite de travailler, interdite de faire une demande de logement, et dans l’impossibilité de retourner dans un pays qui n’existe plus (et ce avec le concours de la France…). Pour chaque chambre occupée, la direction du groupe richissime qui a racheté la chaîne encaisse des euros sonnants et trébuchants, de l’argent public… Et c’est une source sûre, régulière, qui n’est pas prête de se tarir.

Ces demandeurs d’asile coûteraient moins cher à la collectivité, et lui rapporteraient même, s’il leur était permis de travailler, de se loger, d’avoir des papiers. Le discours d’extrême-droite (adopté par la droite et la gauche dites « républicaines ») est ici démenti avec force : ce sont les lois anti-immigration qui coûtent cher, pas les étrangers ! Ce sont les patrons profiteurs qui nous coûtent cher, pas les travailleurs d’ici ou d’ailleurs !

Il y a du chômage en France ? Pas de place pour tout le monde ? Comme beaucoup de salariés écrasés par le travail et la « flexibilité », ceux de Lemon Hôtel justement, revendiquent de la création d’emploi, afin de pouvoir travailler dans des conditions décentes… Mais là, ils se heurtent au patron, profiteur de la misère humaine, et profiteur tout court !

Et que fait la République ? Où est la loi ? Est-il autorisé de loger des personnes dans ces conditions (des familles entières dans 9 m2) ? Non. L’hôtel est-il adapté pour un accueil de longue durée ? Non, et y compris le contrat d’assurance l’interdit expressément. L’AFEJI a tiré la sonnette d’alarme, et a reçu, de la direction parisienne, des promesses verbales. Jamais tenues.

Les chambres et le linge sont sales, le mobilier vétuste, la sécurité pour les accueillis et le personnel n’est pas assurée. La CGT à son tour, porte-voix des salariés, tire la sonnette d’alarme.

Au quotidien, les accueillis (le chiffre peut monter à 190 personnes…) sont logés dans un hôtel où le personnel est réduit à… une personne ! Qui doit gérer, et cela est impossible, l’hygiène, la réception, etc… Sans compter les situations de violence inévitables dans un tel contexte : disputes, bagarres, etc… Et même, dernièrement une affaire de viol. La police, qui semble être le dernier service public encore opérant, est intervenue. Et la direction ? Elle a voulu licencier le veilleur de nuit (qui ne l’est pas, contractuellement, veilleur de nuit…), lui faisant porter la responsabilité de cet évènement. C’est là que la CGT est déjà intervenue, il y a quelques mois.

Le personnel est sous pression, usé, déstabilisé par des horaires impossibles et la tension engendrée par ce contexte. Le « directeur » se trouve dans une situation impossible, fusible entre une situation explosive et une direction passive. Pire, il est aujourd’hui clairement placardisé, dans l’impossibilité de répondre aux obligations qu’on lui fait porter. Il est en arrêt maladie.

Ce dernier week-end, un « salarié » est venu remplacer les absents. Du dimanche 11 heures au lundi 22 heures… Seul.

La direction organise le sabordage de cet hôtel, afin sans doute de pouvoir se débarrasser des salariés actuels. Et notamment du gérant qui, par conscience professionnelle et par simple humanité, a voulu réduire la part du social dans l’occupation des chambres, (ce en lien avec l’AFEJI) et retrouver en partie une activité hôtelière « classique ». C’est là que le bât blessa… En effet, il a réduit cette source sûre et régulière d’argent public dont se goinfrent ses patrons, un groupe très profitable… Vous chercherez… Vous pouvez consulter aussi avec intérêt la page suivante :

http://www.booking.com/hotel/fr/lemon-tourcoing.fr.html#hash-blockdisplay4

Le « directeur » est aujourd’hui en arrêt maladie, et soumis aux coups bas de la direction, qui le harcèle et tente de l’intimider. Les atteintes au droit du travail sont tellement nombreuses et flagrantes que nous ne nous y attarderons pas ici ; nous demandons à l’inspection du travail de les recenser. L’URSSAF y trouverait aussi sûrement son compte…

Pendant ce temps, sur le parking de l’Intermarché voisin, des enfants sans espoir essaient de jouer en évitant les voitures. La direction de l’Intermarché (bien connue de notre Union Locale, pour de multiples atteintes aux droits des salariés, et plusieurs dossiers aux Prud’hommes…) fait pression pour se débarrasser de voisins si gênants. Mais avec un ticket service quotidien de 5 euros par demandeur d’asile, à dépenser uniquement dans cet Intermarché voisin, nous avons calculé que les roms rapportent 200000 euros par an au magasin… On ne peut pas tout avoir…

Les salariés de l’hôtel, soutenus par leur CGT, vous invitent à préparer avec eux l’accueil des dirigeants sur les lieux. En effet, soucieux d’introduire davantage de flexibilité chez les salariés, ils viendront, vendredi, leur « proposer » un avenant à leur contrat de travail. Les heures de nuit ne seront plus payées, un régime d’astreinte sera instauré… L’ANI vient à peine d’être voté, mais déjà…

Cette situation est, nous le répétons, alarmante, et nous appelons les politiques (Municipalité, Conseil Général) à prendre leurs responsabilités.

Au-delà, cette situation est un raccourci saisissant de la société capitaliste et de la loi du profit : un patronat brutal et avide, des politiques qui soutiennent ce patronat par des lois sur mesure et des flots d’argent public, et qui ferment les yeux. Qui ferment les yeux sur les conditions inhumaines d’existence des migrants et sur des conditions de travail dégradées pour l’ensemble des salariés.

Il est pour nous évident qu’on ne saurait séparer le sort des uns et des autres. La misère provoquée ailleurs et celle provoquée ici, sont filles du même monstre capitaliste, exploiteur et guerrier.

Vendredi 24 mai 2013, à 12h45, nous préparerons donc, avec les salariés, l’accueil des dirigeants. La CGT sera là. Et pourra apprécier, en fonction de la présence ou de l’absence de tel ou tel, l’idée qu’on se fait, dans ce pays, de la justice sociale, de la liberté, de l’égalité, de la fraternité.

  • Nous revendiquons, avec les salariés, une mise aux normes de l’hôtel, des créations d’emploi, le respect strict du droit du travail, la fin des pressions sur le personnel, la requalification de celui-ci, le retrait de toute forme de flexibilité pour un personnel qui a d’abord besoin de stabilité et de sécurité.
  • Nous revendiquons, et depuis longtemps, la régularisation des migrants, des conditions d’existence dignes pour eux et leurs enfants, par ailleurs seul moyen de faire reculer l’extrême-droite à Tourcoing comme ailleurs. Dans le détail, et dans un premier temps, il nous apparaît qu’il faut aussi répondre à la situation d’urgence de ces familles par rapport à leurs conditions de logement. Mais nous ne parlerons pas à leur place. Ceux qui seront présents vendredi, sur le parking, Chaussée Marcellin Berthelot, pourront sans doute en discuter avec eux.

Communiqué adressé à la presse, à l’AFEJI Tourcoing, à la Mairie de Tourcoing, au Conseil Général, à l’agence AXA concernée, à l’inspection du travail, à la LDH Tourcoing, au CSP 59

Tourcoing, le 23 mai 2013

SOUS-TRAITANCE NUCLEAIRE : TRAVAILLEURS IRRADIES

cgt-prestatairesUn tract de la CGT Techman Industrie

Chez TECHMAN INDUSTRIE, ANTHONY BERLEMONT est connu de Tous. Mais qui sait comment il va et où il travaille aujourd’hui ?

ANTHONY va mieux mais il vient de passer un cap difficile de sa vie.

Il a contracté en octobre 2011 un lymphome B à grandes cellules à division rapide, maladie cancéreuse due aux expositions aux rayonnements ionisants car ANTHONY travaille depuis 15 ans en tant que salarié de la sous-traitance dans les centrales nucléaires EDF.

Il a effectué durant toutes ces années le métier dit de « servitude » appelé aujourd’hui « logistique » par EDF et le lobby du nucléaire.

Changement d’appellation pour certainement valoriser le métier ou mieux dissimuler la servitude des salariés de la sous‐traitance.

En fait, ANTHONY, a effectué le métier de LIQUIDATEUR de radioactivité.

C’est ce que font ces salariés de la sous-traitance de la logistique pendant les décontaminations de piscine, locaux, matériels…

Ils liquident la radioactivité pour pouvoir accéder aux zones pendant les arrêts de tranche et parfois tranche en marche.

Pour le lobby du nucléaire, certes, il y a exposition aux rayonnements ionisants mais jamais en dehors des « normes », ce qui selon eux ne peut rendre malade. Alors, pourquoi, ANTHONY est-il malade, CHRISTIAN un autre salarié de la sous-traitance du nucléaire qui a travaillé pour la société ENDEL/GDF/SUEZ est-il décédé suite aux expositions qu’il a subies dans ces mêmes centrales ?

Il y en a beaucoup d’autres qui sont soit décédés, soit malades mais la liste est bien trop longue pour vous les citer tous dans ce tract.

Et puis, il y a ceux que l’on ne connaît pas, ceux qui souffrent en silence, silence créé par la sous-traitance des activités à risques. Mais qui s’occupent de ces salariés quand la maladie vient les frapper ?

Il n’y a personne et surtout pas les hiérarchies des entreprises et coté EDF, on dissimule sa responsabilité par un : « ce n’est pas notre salarié, on ne peut faire d’ingérence ».

Nous sommes de la chair à SIEVERT !

Il n’y a pas de doses si petites soient-elles qui ne rendent pas malades. Le lobby du nucléaire le sait et c’est pour cela que plus de 80 % de la dose absorbée est réservée aux salariés de la sous-traitance qui sont maltraités volontairement afin de créer une dilution de la responsabilité du coupable et surtout taire la vérité dans la population.

Ce nucléaire sacrifie ses salariés. D’ailleurs, il serait bien de demander aux médecins du travail sur quelles bases scientifiques ils s’appuient pour nous rendre apte ou non inapte aux rayonnements ionisants.

D’ailleurs peuvent-ils nous garantir que nous ne serons jamais malades à un taux de radioactivité de 20 millisieverts/an ? S’il n’y a pas de garantie de ne pas être malade, c’est bien que l’on est dans le sacrifice !

ANTHONY, CHRISTIAN, nous, sommes-nous des sous-hommes ?

Pourquoi doit-on se retrouver seul à combattre la maladie, la faire reconnaître en Maladie Professionnelle ?

Ensemble, nous devons refuser le sacrifice.

Nous devons gagner la traçabilité de nos expositions, faire imposer une déclaration d’accident du travail pour chaque irradiation et chaque contamination.

EDF écrit sur son site sureté EDF, la réglementation de la production nucléaire : POUR EDF ET LES POUVOIRS PUBLICS, LA SURETE DES CENTRALES EST UNE PRIORITE ABSOLUE, AFIN QUE A PRODUCTION D’ELECTRICITE NUCLEAIRE NE SOIT AUCUNE INCIDENCE SUR L’HOMME ET L’ENVIRONNEMENT.

Alors, tous, les sacrifiés du nucléaire savons désormais que nous ne sommes ni des hommes ni partie intégrante de l’environnement aux yeux de ce lobby du nucléaire.

Les Malades des rayonnements ionisants, mais combien sont-ils, combien sommes-nous ?

UNION EUROPEENNE : SORTONS DU CARCAN IDEOLOGIQUE !

Intervention de Caroline ANDREANI au Conseil national du 26 mai 2013

La crise profonde que vivent plusieurs pays de l’Union européenne a des conséquences dramatiques pour les peuples. Chômage de masse, baisse des salaires, baisse des retraites et des pensions, recul des soins de santé, augmentation du nombre des suicides, recul de l’espérance de vie, émigration d’une partie de la jeunesse, etc.

La crise n’est pas au même degré partout, mais elle n’épargnera pas la France. Avec la signature du TSCG, l’austérité voulue par l’UE sera appliquée par Hollande et Ayrault.

L’aggravation de la situation en France est prévisible, notamment avec la mise sous coupe réglée des budgets des collectivités territoriales, collectivités qui jusque-là jouaient le rôle d’amortisseur pour la fraction la plus précaire de la population.

La cause de cette situation est parfaitement identifiée : c’est la construction européenne. Dans son rapport, Gilles Garnie nous dit que l’échec de l’Union européenne est du au fait que la construction s’est faite sans les peuples. J’ai une divergence d’appréciation majeure : elle s’est surtout faite contre les peuples.

La finalité de l’Union européenne, dès le départ, ce ne sont pas les peuples mais le marché. Crée un immense marché financier et économique, sans contrainte ni limite, en détruisant les acquis sociaux et les services publics qui constituent un frein, voilà la finalité de l’Union européenne depuis le départ.

Qui plus est, on nous fait miroiter des contre-pouvoirs qui n’existent pas. Les peuples sont totalement dépossédés des choix et des décisions : le Parlement européen, dominé par les conservateurs et les libéraux, n’est pas une instance décisionnelle puisque les véritables décisions sont prises par la Commission européenne.

Quel problème se pose alors au Parti communiste à un an des élections européennes ? Nous nous sommes bercés d’illusions, et nous avons bercé d’illusions nos électeurs en affichant la perspective d’une « Europe sociale » que jamais nous ne serons en mesure de construire. Et la proposition de nos économistes de réorienter économiquement l’Union européenne n’est qu’une version économiste de l’illusion de « Europe sociale ».

Ne nions les effets positifs de la période : on constate un infléchissement dans notre discours sur l’Union européenne. Ses méfaits, jusque-là minimisés, sont aujourd’hui identifiés et dénoncés. Mais nous réaffirmons à chaque fois qu’il n’y a point de salut en dehors de l’Union européenne. C’est un véritable blocage idéologique dans lequel nous nous enfermons, alors que la période va nous forcer à produire une autre analyse ou à rester définitivement en dehors du coup.

Ce faisant, nous laissons le terrain libre à l’extrême droite. Je suis ulcérée d’entendre dans l’enceinte du Conseil national que critiquer l’Union européenne, le rôle de l’Allemagne, ou évoquer la sortie de l’euro ou de l’UE sont des thématiques de l’extrême droite. Je suis pour la sortie de l’euro et de l’UE, et je ne pense pas que cela fasse de moi ou de tous ceux qui partagent ces convictions des adeptes de l’extrême droite. Oskar Lafontaine, qui vient de publier une tribune dans la presse allemande sur la nécessaire sortie de l’euro, apprécierait.

Avec ce type de raisonnement, non seulement nous nous interdisons de réfléchir, mais nous bloquons l’énoncé de toute perspective politique. Que croyons-nous ? 60 % des Français sont hostiles à l’UE : ils ne sont pas tous d’extrême droite et ils attendent un discours à gauche qui ne soit pas celui du renoncement face aux marchés financiers. Allons-nous passer à côté de cette aspiration politique ?

Pour conclure, je dirais que nous ne devons pas, nous communistes, sous-estimer le rôle du peuple. Notre peuple souffre de la construction européenne. Il identifie clairement les principaux responsables. Et il peut se mettre demain en marche pour rejeter ce carcan. Cela s’est vu à d’autres périodes dans l’histoire. Il serait malvenu que les communistes soient incapables de comprendre une telle situation.

Nous devons aujourd’hui réfléchir collectivement. Nous sommes à la veille d’un séisme politique et économique qui peut tout balayer sur son passage. La remise en question de la construction européenne va s’imposer à nous et elle ne doit pas être la chasse-gardée de l’extrême droite : nous avons une véritable responsabilité par rapport à cela.

Réfléchissons ensemble, déconstruisons le carcan idéologique dans lequel nous évoluons et ayons une analyse saine de la situation afin de dégager des perspectives politiques sur la question de l’Union européenne.

La chasse aux sorcières anti-communistes s’intensifie en Hongrie : le Parti communiste contraint de changer de nom

hungarianCWPCommuniqué des camarades communistes hongrois

 25 mai 2013

Chers camarades,

Le Parti communiste ouvrier hongrois a organisé son 25 ème Congrès extraordinaire, le 11 mai 2013, à Budapest.

Nous avons changé le nom du parti. Notre parti s’appellera à l’avenir Parti ouvrier hongrois.

Le changement de nom de notre pays n’est révélateur d’aucun changement politique ou idéologique. Nous voulons continuer notre combat contre le capitalisme publiquement, plutôt que d’être forcés d’entrer dans l’illégalité. Voilà pourquoi le congrès a modifié le nom du parti afin de s’enregistrer comme Parti ouvrier hongrois.

Bien que notre nom change, nos principes ne changent pas. Nous restons un parti marxiste-léniniste, communiste luttant contre le capitalisme.

Camarades,

Nous avons été contraints d’organiser ce congrès car le gouvernement hongrois a lancé une nouvelle attaque, très grave, contre le parti. Le 19 novembre dernier, le parlement a adopté un nouveau statut interdisant le recours public à des noms liés aux « régimes autoritaires du 20e siècle ».

La loi est entrée en vigueur ce 1er janvier. Selon la constitution hongroise et la ligne du gouvernement actuel, ces « régimes autoritaires » comprennent la dictature fasciste menée par Ferenc Szalasi, qui a duré d’octobre 1944 à avril 1945, et tous les gouvernements liés à la construction socialiste de 1948 à 1990. Et non, vous pouvez le noter, la dictature de Miklos Horthy, de 1919 à 1944.

Ainsi, aucun parti politique, média, aucune association, rue, place ne peut inclure le « nom de personnes qui ont joué un rôle important dans la fondation, le développement ou la consolidation de régimes politiques autoritaires du 20e siècle, ou de mots et d’expressions ou de noms d’organisations directement liés aux régimes politiques autoritaires du 20e siècle ».

Cela signifie que 43 rues Lénine, 36 rues Karl Marx et six rues de l’Etoile rouge ont du être renommées. Ce sera aussi le cas de 44 rues de la Libération – à l’origine nommées ainsi pour fêter la libération de la Hongrie du fascisme hitlérien – et 53 rues Endre Sagvari nommées ainsi en l’honneur du plus célèbre des martyrs anti-fascistes, tué en 1944 par la police fasciste. Son nom ne doit plus être prononcé. Tout comme ceux des rues de l’Armée populaire, du Front populaire et de la République populaire, qui vont disparaître. La célèbre place de Moscou à Budapest a récemment été renommée.

De fait, le recours public à des mots et des concepts tels que « communiste », « socialiste », « libération » et bien d’autres sont devenus illégaux.

Pourquoi les forces pro-capitalistes attaquent-elles notre parti ? Car la Hongrie est en crise. On compte officiellement près de 500 000 chômeurs – un peu plus de 11 % de la main d’œuvre. Approximativement le même nombre de jeunes travailleurs dans les autres pays de l’UE, en particulier en Grande-Bretagne, en Autriche et en Allemagne, car ils ne peuvent pas trouver un emploi en Hongrie. Malgré cela, le taux de chômage chez les jeunes de moins de 25 ans s’élève en Hongrie à plus de 28 %.

Le gouvernement Fidesz (Union civique) mené par le Premier ministre Viktor Orban est au fait de ces éléments, quand ils parlent de « miracle hongrois ». La réalité, c’est que beaucoup de Hongrois vivent plus mal que jamais.

Les forces pro-capitalistes en Hongrie savent très bien que notre parti propose une réelle alternative au chômage de masse, à la pauvreté et à l’oppression coloniale de la Hongroie par les multinationales.

De plus en plus de personnes se réveillent et réalisent que ce ne sont pas seulement les gouvernements capitalistes qui sont responsables de leur sort. C’est le système capitaliste dans son ensemble qui ne fonctionne pas – au moins pour eux. Ils apprécient également le fait que les communistes hongrois se trouvent au côté des travailleurs. Notre parti a accumulé un considérable capital moral dans notre société.

Chers camarades,

Merci de votre solidarité dans notre lutte. Informez, nous vous en prions, vos adhérents de la situation hongroise et dites-leur qu’ils peuvent compter aussi sur les communistes hongrois à l’avenir.

Salutations fraternelles

Gyula Thürmer

Président du Parti communiste ouvrier hongrois

Traduction MA Solidarité Internationale PCF